English  |  Deutsch  |  Italiano  |  Français

Milan, le 9 janvier 1773
Ce sera sans doute à cause d`un relais que tu n`as pas reçu une de mes lettres, car j`ai écrit à chaque courrier ; il est inutile de se faire des soucis car une lettre peut aisément se perdre. Récemment, j`ai moi aussi reçu une de tes lettres avec du retard. L`opéra marche incomparablement bien, Dieu merci ; le théâtre est extraordinairement plein tous les jours, bien que normalement le public ne se rende guère au premier opéra de la saison, sauf s`il remporte un succès étonnant. On doit tous les jours bisser des airs, et depuis le soir de la création, l`opéra remporte chaque jour plus de succès. M. le comte Castelbarco a offert à mon fils une montre en or avec une jolie chaîne en or à laquelle pendent une chaise à porteurs et une lanterne du même métal. Tu peux donc te faire porter dans la chaise et Bölzlmayr pourra allumer la lampe.
Tu n`écris pas que S. E. le prince Colloredo a été si gravement malade à Vienne. Nous avons appris ici il y a plus de 8 jours qu`il était mourant, mais nous savons depuis qu`il va un peu mieux. On n`en aura sans doute pas parlé à Salzbourg pour ne pas gêner les concerts et les représentations d`opéras.
Je suis quelque peu étonné que M. Leutgeb n`ait pas quitté plus tôt Salzbourg s`il en avait l`idée. Je ne sais pas encore quand je quitterai Milan ; peut-être vers la fin de ce mois-ci, car nous voulons assister au second opéra. Nous sommes, Dieu soit loué, tous deux en bonne santé. Ma tête va mieux depuis quelque temps. Voici deux jours, il a commencé à geler un peu et il fait un temps radieux. M. d`Asti et Madame, M. von Troger, M. Germani et sa femme, et Sgr. Maestro Misliweczek vous font leurs compliments. Tous aimeraient vous voir. M. le Cte Castelbarco m`a chargé de vous transmettre son bon souvenir, tout particulièrement. Nos compliments à tous nos bons amis et amies à la maison et au-dehors, nous vous embrassons bien des 10 000 000 de fois et je suis ton vieux
Mzt.

Comment va M. Joseph Hagenauer ? Fais-lui notre compliment.

POST-SCRIPTUM DE MOZART À SA SŒUR :

Si tu vois Madame d`Asti et M. Troger, ainsi que M. et Mme Germani, fais-leur mes compliments. M. von Schiedenhofen, M. Heffner et nos autres amis et amies de chair et de sang vous font les leurs, en particulier madame la Chancelière. Je ne sais rien de neuf, sinon que le comte Saurau a été nommé doyen de la cathédrale. Addio.

POST-SCRIPTUM DE LEOPOLD MOZART :

[ J`ai appris de Florence que le grand-duc a reçu ma lettre ] et réfléchi à la chose. Il doit nous donner [ une réponse ], nous avons encore [ bon espoir ] . footnote1
Veuillez citer ce site web ainsi:
Eisen, Cliff et al. Comme le dit Mozart, Lettre 277 <http://letters.mozartways.com>. Version 1.0, publiée par HRI Online, 2011. ISBN 9780955787676.
Comme le dit Mozart. Version 1.0, publiée par HRI Online, 2011. ISBN 9780955787676.